ADR-012-bis — Politique de télémétrie Air
Statut : Accepté — document fondateur (amendement-politique d’ADR-012). Édition directe autorisée en phase de design pré-ouverture publique ; immuable après ouverture publique (toute évolution via RFC, ADR-015). Catégorie : Gouvernance (politique de télémétrie).
Contexte
L’outillage de dépréciation (ADR-012) ne peut mesurer l’usage réel des APIs obsolètes sans remonter une information depuis les postes de développement.
La télémétrie est, dans l’industrie, le nom d’une pratique qui a largement perdu la confiance des utilisateurs. Y recourir impose de dire précisément ce qui est collecté, par qui, et ce qui ne l’est jamais.
Décision
Périmètre strictement limité : air-deprecation-tracker côté développeur uniquement. Aucun autre composant Air ne collecte de télémétrie. Le moindre composant qui aurait besoin de télémétrie nécessite un ADR explicite.
Opt-in strict : désactivée par défaut. Activation via configuration explicite du développeur (variable d’environnement, fichier de config dédié, commande SDK). Jamais d’activation transparente par installation d’un IDE ou outil tiers.
Données collectées : exclusivement les usages des APIs marquées deprecated. Pas d’identifiants persistants. Pas de géolocalisation. Pas de fingerprinting machine. Pas de noms de projet, de chemins de fichiers, de contenu d’apps. Le schéma de données est public, versionné comme une API air-stable, et auditable.
Transport : via AirCom vers un service de collecte minimaliste opéré par le projet Air (ou son équivalent organisationnel). Service en open source, déployable par tiers (les organisations peuvent rediriger vers leur propre instance).
Transparence : tableau de bord public des données agrégées. Pas de tableau de bord privé.
Conséquences
Possibilité de désactivation : à tout moment, sans conditions, sans dégradation de fonctionnalité.
Alternatives rejetées
Aucune alternative n’a été consignée lors de l’instruction.
Licence du document : MPL 2.0